Je repasse par la maison (laissant Anne seule quelques heures avec le bébé), et j'en profite pour vous raconter les quelques derniers jours, très animés.
Tout a commencé mercredi à 2h30 du matin. Nous dormions, je me suis réveillé en sursaut (cauchemar ou pressentiment?), du coup Anne aussi et elle en a perdu les eaux. Malgré la difficulté d'aligner deux pensées cohérentes à cette heure plus que matinale, nous sommes partis à l'hôpital sans oublier les valises.
Arrivés là, on nous installe dans une petite salle, avec un monitoring (c'est-à-dire une surveillance électronique) du bébé et du ventre d'Anne. Quelques contractions assez faibles plus tard, trop faibles pour un accouchement immédiat, nous sommes installés dans une chambre du service "grossesses pathogènes" (il y a un risque d'infection dans ce cas, il faut surveiller). Et en dépit de notre bonne volonté ou notre excitation, les contractions s'arrêtent en fin de matinées.
| Le monitoring |
Le sage femme (ce n'est pas une erreur, c'était un sage-femme, ou une sage-femme homme, je ne sais pas ce qu'il faut dire, en tout cas c'est assez surprenant quand il se présente) nous explique alors que si l'accouchement ne se déclenche pas tout seul la journée même, il sera déclenché chimiquement jeudi matin.
| Anne quelques heures avant d'accoucher |
Nous avons donc inlassablement arpenté les couloirs de l'hôpital dans l'espoir de faire repartir la mécanique. Enfin, le soir, après plusieurs dizaines de kilomètres parcourus dans les couloirs, ça contracte bien et de plus en plus fort, et donc c'est parti!
Un gentil infirmier nous emmène en salle d'accouchement (là, on est rendu jeudi vers 1h du mat), les sage-femmes installent Anne... Je vous passe les détails, mais l'accouchement proprement dit s'est plutôt bien passé, en dehors de la panne de la pompe à péridurale qui en a bien fait baver à Anne. Gabriel est né à 5h47 précisément, et en bonne santé.
| Tout neuf! |
Depuis, nous sommes à l'hôpital, on s'occupe du bébé. Au niveau physique, le rythme de sommeil me rappelle un peu le camp d'entraînement dans Apocalypse Now, mais malgré ça c'est génial, on est très, très heureux, on trouve que notre bébé est le plus beau du monde!
| Eh oui! |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire